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ARTISTE & ÉCRIVAIN

NEWS

  • Semaine du 14 au 21 avril 2026

    Echec de la rencontre U.S. Iran à Islamabad.

    Victoire proeuropéenne aux élections de Hongrie.

    Visite privée du siège de l’UNESCO.

    Théâtre, Gagnant, gagnant à la Comédie Bastille.

    Lecture et improvisation musicale à La Motte-Picquet.

    Marathon de Paris.


ŒUVRE RÉCENTE

  • Le Lion

    Le Lion. Céramique, 24 cm

Céramiques
Exposition Macon

CHRONIQUES

Au fil des semaines

  • Guerre au Moyen-Orient, Marathon de Paris

    par

    Martine de Rosny

    |

    14 avril 2026

    Un message de Sally depuis San Francisco : Je ne peux pas croire que Roger a disparu quand je continue à vivre. Quelle tristesse ! Ses enfants sont très présents et l’aident du mieux qu’ils peuvent.

    Pendant ce temps, la mort est en marche en Ukraine et dans le Moyen-Orient. Trump tient des propos d’une grossièreté insoutenable et bombarde l’Iran que les gardiens de la révolution ensanglantent, Israël après avoir anéanti la bande de Gaza pilonne le Liban, Poutine continue de revendiquer le contrôle de l’Ukraine, au prix d’un millier de morts par jour. Une litanie qui ne change pas et s’amplifie. Le monde semble ne plus croire à la paix, se faire à l’idée d’une guerre perpétuelle. Les idées vacillent.

    La fermeture du détroit d’Ormuz fait flamber le prix du pétrole en fonction des déclarations fracassantes et imprévisibles de Donald Trump. L’économie mondiale est à la peine. Les plus riches jouent au poker sur les variations de la bourse. On n’en sait pas vraiment les conséquences à moyen ou long terme sur la vie quotidienne de chacun d’entre nous et surtout sur les plus pauvres. Il en avait fallu beaucoup moins il y a quelques années pour voir les gilets jaunes protester sur les ronds-points pendant des semaines !

    Une lueur : ce même dimanche, les électeurs de Hongrie ont voté pour l’Europe, pour ses valeurs de paix, de solidarité, de respect des lois.

    Dimanche, soixante-mille participants ont parcouru les quarante-deux kilomètres du marathon de Paris. Après qui, après quoi courraient-ils ?

    Dans le métro, j’entendais un homme raconter à sa voisine qu’il avait suivi son fils à son premier marathon :

    – Il a été dans les six millième sur soixante mille. Il n’y a pas très longtemps qu’il s’y est mis. Nous l’avons encouragé et approvisionné durant le parcours. À l’inscription, on lui avait donné une puce et nous avons pu le localiser. On l’a retrouvé quatre fois. C’était dur, mais il n’avait pas l’air trop fatigué !

    Soixante-mille ! Hubert qui a fait celui de New York nous a dit que les grand marathons imposaient des conditions draconiennes : faire partie d’un club agréé, avoir une santé certifiée, sans compter les frais d’inscription, de voyage et d’hôtellerie. Ah ! Si toute cette énergie, tout cet argent pouvaient être utilisés pour la paix dans le monde. Certains disent que justement les marathons en sont un exemple. Il est certain que ses adeptes y prennent du plaisir et sont contents d’être ensemble, d’affronter leurs limites. Pour ma part, je suis mal à l’aise dans les mouvements de foule. Très orchestrés par nécessité, je crains de les voir débordés ou utilisés par des manipulateurs, ma liberté de mouvement s’y trouve en danger.

    Le printemps s’installe tout de même. Un rayon de soleil met en branle des familles, sorties d’on ne sait où, qui parlent toutes les langues, venues des cinq continents, elles déambulent avec bonheur sur les trottoirs en promenades interminables. Pour le moment, on ne voit guère de groupes de touristes chinois, japonais, mais davantage d’étudiants en voyages scolaires ou universitaires.

    Chaque lundi, je traverse le Pont Neuf et quelque soit le temps, je m’émerveille de la beauté de la Seine s’enfilant dans Paris, une ville légère, bien que lourde  d’histoire, vivante.  

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