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ARTISTE & ÉCRIVAIN

NEWS

  • Semaine du 7 au 14 avril 2026

    Lundi de Pâques avec Julien, sa famille et Dominique, le père de Laure.

    Vol habité derrière la lune.

    Récupération spectaculaire de deux pilotes américains en Iran.


ŒUVRE RÉCENTE

  • Les oiseaux

    Les Oiseaux. Céramique, 20 x 20 cm.

Céramiques
Exposition Macon

CHRONIQUES

Au fil des semaines

  • Pâques. Sept ans de réflexion

    par

    Martine de Rosny

    |

    6 avril 2026

    Samedi, Caroline est venue nous dire un petit bonjour entre Marseille et Saint-Valéry sur Somme où elle allait passer Pâques chez sa sœur Hélène.

    Dimanche, Pâques, un jour pour nous comme les autres, avec un petit air de printemps décidé à s’installer.

    Lundi, Julien, sa famille et le père de Laure, Dominique. Nous avons fait des filets de poulet aux morilles fraîches. Pas mal ! Le boucher de Gilles travaille directement avec une ferme et d’évidence les poulets avaient gambadé dans la nature ! Ils avaient apporté un gâteau au chocolat et au riz souflé. Fondant et délicieux !

    Dominique a évoqué ses années d’étudiant aux USA. Lui non plus n’avait pas voulu y rester, non à cause du travail, mais à cause du mode de vie US. Thomas prépare son voyage de classe en Chine. À son retour, il embarquera aussitôt avec sa mère pour Dublin où ils retrouveront Julien après son congrès. Il risque d’avoir des difficultés avec les changements horaires. Rien que de penser aux attentes dans les aéroports, ma tête se brouille. Chaque âge a ses plaisirs.

    On s’est quittés assez tôt, contents de la rencontre et pour les trois octogénaires bien décidés à continuer l’après-midi par une sieste tonique, laquelle pour ma part a duré plus de deux heures (!) Pendant ce temps Artémis 2, sorte boite de conserve à hublots, grande comme un camping-car et ses quatre occupants continuaient leur vol autour de la lune. Une mission spatiale US destinée à préparer un atterrissage habité sur Mars, mais surtout en compétition avec la Chine pour installer une station sur la lune.

    Le matin, les Américains recherchaient deux pilotes éjectés de leur avion après une attaque de missile, de précieux otages éventuels pour les gardiens de la révolution, au risque de faire basculer le conflit. Ils avaient atterri dans un territoire montagneux avec leur matériel de survie. L’un d’eux était blessé. Par un tour de force entre renseignements de la CIA, fausses pistes destinées aux services secrets iraniens, Plan A raté, et plan B réussi, en tout deux-cent personnes et vingt hélicoptères sont parvenus à les tirer de là. L’ingéniosité des humains me stupéfie toujours. Ah si la jugeotte des conséquences de leurs actes pouvait suivre !

    En tous cas, hier soir, un discours amphigourique de Donald Trump pavoisait et insultait à gogo. La veille depuis le Vatican, le pape Léon XIV invitait au dialogue !

    Pour finir, le soir, nous avons regardé Marilyn Monroe dans Sept ans de réflexion. Un monument du cinéma des années 1950-60. Du temps où le cinéma américain régnait sur le monde avec ses westerns, ses péplums, ses comédies brillantes et ses stars. Avait-il vieilli ? Et Marilyn, la bombe sexuelle, restée une icône aujourd’hui encore, sa légende, tenait-elle le coup ?

    On s’est un peu ennuyé au début avec la petite famille américaine new-yorkaise, humour un peu trop appuyé. Mais quand Marilyn est apparue, ce fut un choc. La bombe était restée intacte. 70 ans après ! Vingt zous ! Quand elle ouvre sa chemise parce qu’elle a trop chaud, la scène de la robe qui s’envole sur la bouche d’aération, son corps offert à la caméra avec une sincérité désarmante ! Presque émouvante si l’on oublie qu’elle cachait un sentiment de terrible solitude malgré la célébrité phénoménale qui a suivi.

    Je me souviens qu’étant adolescente, mes parents m’avaient demandé d’emmener mes petits frères au cinéma voir un film bien pensant, je ne me rappelle plus lequel. On s’était trompé de séance, on était tombés sur un film de Marilyn Monroe. Patrice qui devait avoir onze ans, s’était levé indigné et avait exigé qu’on quitte la salle. Devant l’esclandre inévitable, j’avais dû céder et on s’était retrouvé sur le trottoir. Je me souviens que Marc, 14 ans, était furieux, l’avait traité d’idiot et de pudibond ou quelque chose comme ça. Le plus jeune n’y comprenait rien. Et moi, je m’en suis souvenue toute ma vie avec amusement, surtout lorsque plus tard, j’ai vu Certains l’aime chaud.

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