
Une fois de plus le monde est en état de choc. Dans la nuit du 2 au 3 janvier, les États-Unis ont lancé une opération militaire au Venezuela et capturé le Président Maduro. Ils ont pris le contrôle du pays à l’encontre du droit international et de la charte des Nations Unies, établie après la guerre de 40.
Donald Trump l’avait annoncé. Il prétend à une opération de police et à la mise en jugement de Maduro, en tant que participant au trafic de drogue qui inonde les USA. Il a agi à l’insu du Congrès et du Sénat, ce qui est contraire à la constitution américaine.
Dans la réalité, cette opération préparée dans le plus grand secret avait pour but de s’emparer des réserves de pétrole du pays, les plus importantes du monde.
Nous sommes désormais en face d’une dérégulation d’un bout de la planète à l’autre.
Dans la foulée, Donald Trump vient d’annoncer qu’il allait prendre possession du Groenland dans les prochains jours : « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper ». Intérêt géopolitique et économique, le Groenland étant riche en minerais, mais aussi un dérivatif à l’affaire Epstein.
Maduro est à New York pour y être jugé. Le magistrat chargé de la procédure est âgé de 92 ans. Un démocrate très expérimenté dit-on !
Un incendie dans un bar, la nuit du Nouvel An a fait 40 morts et 140 blessés dans la station de ski de Crans-Montana en Suisse. Cela m’a rappelé celui du dancing de Saint-Laurent-du-Pont, il y a cinquante ans, 146 jeunes avaient péri dans des circonstances analogues. Des jeunesses fauchées par la négligence des organisateurs. Portes de secours bloquées. Mon frère Hervé avait ensuite travaillé à l’élaboration de plastiques ininflammables.
Le bar Constellation était tenu par des Français ayant déjà eu affaire avec la justice française. Beaucoup de victimes étaient mineures. Quelle tristesse !
Nous avons fêté les rois avec Julien et Thomas. Gilles a eu la fève.
Il a neigé hier à Paris. Nous avons hélas dû annuler la rentrée du théâtre. Nous nous retrouverons la semaine prochaine.
J’étais à l’atelier. Les bus ne roulaient plus, pas de taxis. Une chute est si vite arrivée avec ses conséquences parfois très lourdes ! J’ai un peu hésité à y passer la nuit, mais après réflexion j’ai pris le métro dont la bouche est juste devant la porte, côté Motte-Picquet. L’escalier était salé.
Il était bondé. Je me suis débrouillée pour sortir à Bourse, la station la plus proche de l’appartement. À mon âge, on n’a plus d’équilibre, par manque de muscles, mais aussi de confiance. Je m’étais dit que je trouverais peut-être un bras secourable pour parcourir la rue Notre-Dame des Victoires.
Ce ne fut pas nécessaire, en marchant sur la neige fraîche et le long des immeubles, j’ai pu atteindre la place sans encombre. Que c’était beau ! Les gens avançaient sans bruit dans la ville désertée par les voitures, l’architecture fantomatique des monuments historiques semblait surgir du passé. Les réverbères éclairaient des espaces intimes, sorte d’îlots dans la nuit.
On nous annonce une seconde vague de neige dans deux jours. Je n’irai pas à l’atelier. De toute façon, je commence la correction pour édition des chroniques de 2025 et c’est un long travail.
